Après une saison 2004 gâchée par une grave blessure au poignet, Kim Clijsters a signé un retour fracassant sur le circuit. Vainqueur de son premier titre du Grand Chelem à l'US Open et de neuf tournois, la Belge fait figure de grande favorite pour s'emparer du trône de la WTA en 2006.
Eclosion, descente aux enfers, résurrection... Tel pourrait être le résumé des trois dernières saisons de Kim Clijsters sur la WTA. Profitant des errements des soeurs Williams et des blessures de Davenport, la Wallonne avait avec Justine Hénin instauré une véritable dictature sur le circuit en 2003.
Trois finales en Grand Chelem, 9 titres, une victoire au Masters, une place de numéro un mondiale, elle donnait le sentiment de s'envoler vers une domination sans partage en compagnie de sa compatriote avant qu'une blessure au poignet ne la stoppe dans son élan en 2004.
"Un kyste s'est formé. On pourrait se charger de le résorber à l'aide d'une pompe, mais il y a de grandes chances pour qu'il réapparaisse. Une opération permettra de m'en débarrasser pour de bon et de souder le tendon qui me tracasse". Après 14 victoires en 15 matches en janvier et février, Clijsters vivait douze mois de galère, jalonnés de forfaits et rechutes. Une retraite prématurée était même un temps évoquée par la presse. "A présent, je suis tout simplement incapable de jouer au tennis", reconnaissait-elle au mois d'août mais jamais, ranger les raquettes n'a été d'actualité.
A l'image de Federer
Sa longue période de convalescence a finalement été un mal pour un bien pour Kim Clijsters. Privée de son bras gauche en raison de sa blessure, la Wallonne n'a pu effectuer le moindre revers pendant plusieurs mois. Elle a profité de cette saison 2004, passée loin des tournois, pour travailler son physique ainsi que son coup droit et son service, présentés comme ses points "faibles". "Je tente de maintenir ma condition physique en pratiquant le fitness, la course, ou encore le squash. Du tennis également, mais uniquement le coup droit et le service", admettait-elle sur son site internet.
Bien lui en a pris ! Dès le mois de février, l'ancienne numéro un mondiale démontrait que son retour sur le devant de la scène n'était qu'une question de semaines et que l'éclosion de l'armada russe n'était qu'une passade. Plus incisive sur sa mise en jeu, plus tranchante en coup droit, la Belge a signé une saison 2005 tonitruante, presque "Federesque". Un premier titre du Grand Chelem à l'US Open, 9 trophées, un doublé historique à Indian Wells et Key Biscayne, 66 victoires pour 9 défaites...Un bilan impressionnant qui lui fait oublier un Masters frustrant et son échec dans sa quête de la première place. "J'ai toujours du mal à réaliser tout ce que j'ai fait cette année. Chaque victoire est un bonus après tout ce que j'ai dû manquer en 2004." 2006 pourrait être l'année de la consécration. Sans beaucoup de points à défendre au cours des 6 premiers mois, la Belge est favorite pour s'emparer du trône de la WTA.
source: eurosport, tf1